"…Une oeuvre où l’éthique frondeuse s’allie à l’ésthétique commerciale racoleuse, preuve par limage que l’oeuvre d’art engagée, pour répondre à ses détracteurs, ne se réduit pas à son seul commentaire. Plus encore, l’oeuvre de Faure rompt avec l’actuel conformisme des arts dits normatifs par une posture anticonformiste mais plastiquement normé, où l’art urbain institutionnalisé et donc réhabilité trouvera, on le souhaite, un large écho auprès du public…"

"L’art contemporain pense le monde" in l’esthétique, aujourd’hui ?, Collection Figure de l’art n°10, Publications de l’Université de Pau, 2005, p. 221
"Le spectacle est le capital à un tel degré d’accumulation qu’il devient image" Guy Ernest Debord
" L’ennemi que nous combattons se nomme "société du spectacle" et le showbiz n’en est que sa facette la plus carricaturale." Guy Ernest Debord
"La civilisation n’est que le développement d’un spectacle social, entretenu et agréé par la plupart des gens, afin d’échapper à l’angoisse de l’Homme civilisé, déraciné de ses sources réelles, de la nature vraie et de son état primitif naturel…. " Guy Ernest Debord
Si pour M. Jimenez, l’art est un jeu parodique, notre jeune autodidacte le démontre dans une oeuvre narrative et satirique qui semble dire "(…) ce qu le monde devient, au présent, sous nos yeux". Oscillant entre fictions réalistes à dominante orange, et compositions fantasques et symboliques déclinées en bleu, Faure dépeint avec cynisme le spectacle sociétal d’un occident saturé d’images. Ainsi il empreinte à la figuration narrative et à l’art urbain hérité du métissage de l’imagerie contestataire de Mai-68 et de la culture skate, dans des photomontages esquissant des scènes, le plus souvent urbaines, industrielles et déshumanisées pour dénoncer les dérives d’une société en perte de sens et de valeurs.
Plasticien contestataire ou utopiste au sens où l’entend M. Abensour, cette faculté de résister, Faure use et abuse des codes visuels de la société consumériste qu’il récuse. Il détourne et architecture dans son oeuvre des signes conventionnels tels que codes barres, panneaux giratoires et autres logotypes issus de la BD, des graffitis ou de la publicité, pour relater l’intoxication par l’image de nos sociétés dites de communication soucieuses de montrer plus que de démontrer. Ainsi, caricaturant le monde d’aujourd’hui ou évoquant des lendemains possibles – apocalyptiques -, notre plasticien engage le sociétaire, figuré par un oeil désabusé dans la série Orange, à plus de discernement face, notamment, au matraquage visuel propageant les stéréotypes de l’idéologie dominante. Un discours subversif qui fait echo aux revendications du Billboard Liberation Front, ou rappelle le militantisme de street artists comme B. Kruger, S. Fairey ou Zevs entre autres, sans pour autant sombrer dans l’activisme transgressif de ces "guerilleros" urbains ; Faure, par une démarche plastiques consensuelle, se conformant à la toile, au papier, parfois au support vestimentaire, pour témoigner sans transgresser.
Véritable, agrégat de figures allégoriques, son oeuvre – de photographies, d’insertions publicitaires, de typographies urbaines et de motifs standardisés réalisés au pochoir – détourne les clichés à tous les sens et par là même, déjoue nos automatismes. La cible à connotation paramilitaire, comme dans l’oeuvre de WK Interact par exemple, se révèle ici symbole de stratégie commerciale pour traduire la cible marketing désignant la partie du public à atteindre. Ainsi, sous couvert de visuels naïfs ou obscurs, ce plasticien iconologue interroge et éveille notre conscience citoyenne. Alors que la ville, particulièrement son bitume et ses murs, fascine ce skateur, celle que M.Beckmann qualifie de "grand orchestre humain" effraie le plasticien qui voit dans la mainmise des hommes, un présage de guerre, de solitude et de mort. La nature cédant la place à la cité de tôle et de béton apparaît pourtant en des endroits insolites – une bécasse et des tournesols aux abords d’un péage – suggérant que celle-ci reprend toujours ses droits ; ailleurs, des entrelacs végétaux, des oiseaux, côtoient divers objets, voire se confondent avec des avions ou des notes de musique réalisant une oeuvre à priori purement ornementale, qui se révèle pétillante autocritiquede la propagande visuelle.
Plasticiens 2007 du Puy de Dôme / Cahier de création plastique du Puy de Dôme, N°8 – 2007
Retrouvez les séries de tableaux exposées durant la manifestation "Plasticiens du Puy de Dôme 2007" Orange, Hidden Target, Fly Too High, Watch Me Explode, Waiting For The Bombs et Butterfly Scream dans la section Peitures.
How are you?! Please e-mail me your contacts. I have a question james@infansport.ru» rel=» nofollow» >……
Best regards….
Привет!! carlos@onlylcd.ru» rel=» nofollow» >……
С уважением,…